Ce qu’emporte une caravane médicale
Avant qu’une consultation puisse commencer, tout doit avoir voyagé. Le matériel part de France ou se rassemble au Maroc, se charge, s’installe le matin et se démonte le soir.
Pour examiner
Lampe à fente, autoréfractomètre, montures d’essai, échelles d’acuité. Ce sont les instruments qui transforment une salle de classe en cabinet d’ophtalmologie pour trois jours.
Pour opérer
Microscope opératoire, instruments de microchirurgie, champs stériles, consommables. Le bloc s’improvise dans la pièce la plus propre disponible, et se monte selon un protocole qui ne souffre pas d’approximation.
Pour corriger et soigner
Un stock de verres correcteurs et de montures, des médicaments, des collyres. Le patient doit repartir équipé : c’est la condition pour que la consultation serve à quelque chose.
Et pour tout le reste
Des logisticiens qui chargent et déchargent. Des traducteurs, sans qui l’examen se réduirait à des gestes. Des bénévoles qui orientent, rassurent et tiennent la file d’attente. Aucun de ces rôles n’est secondaire.